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« Une auto, un pays » – Cuba

« Une auto, un pays » – Cuba
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Bienvenue dans le quatrième épisode de notre série « Une auto, un pays » et cette fois-ci, nous ne nous pencherons pas sur l’histoire d’une voiture en particulier mais sur celle d’un marché tout entier. Cher(s) lecteur(s), je vous laisse me suivre pour découvrir le marché automobile cubain qui est un marché très atypique et tout à fait passionnant !

Le marché automobile cubain, c’est quoi ?

Quantitativement, on estime à environ 650 000 véhicules le parc automobile cubain, dont 50% sont détenus par le gouvernement lui-même. Aussi, il est composé de nombreuses vieilles voitures américaines. En effet, 10% de ces véhicules sont antérieurs à 1960, époque à laquelle il était encore possible d’importer facilement des voitures à Cuba. Cette ère est désormais révolue en raison de la politique de non-endettement de 1959 mais aussi de l’embargo américain de 1960.

Chevrolet-BelAir-1955-

Bien que Cuba ait tendance à vouloir s’orienter vers une politique de libéralisation de son économie, cette attitude reste nouvelle pour le pays et plus particulièrement pour le marché des véhicules neufs ou récents. Ce dernier étant encore loin d’en arriver à son apogée. A titre d’exemple, en 2014, seulement 188 véhicules ont été importé de l’étranger et ce, à des prix plus qu’exorbitants.

Preuve à l’appui : une Peugeot 508 qui vaut entre 30 000 et 35 000 euros vaut environ 7 à 8 fois plus cher à Cuba. Pour être exact, le prix affiché est de 262.185 pesos convertibles (CUC) soit plus de 230 000€. Autant vous dire qu’acheter un véhicule à Cuba est un luxe que tout le monde ne peut pas s’offrir. Ceci est d’autant plus vrai lorsque le salaire mensuel moyen sur place est de 20 CUC seulement.

Considérées comme patrimoine génétique du pays, ces vieilles voitures américaines sont protégées par l’Etat. Et oui, chers collectionneurs ! Vous ne pourrez donc pas les importer si facilement… Ces véhicules sont interdits d’exportation par le gouvernement. De plus, ces voitures sont en majorité des « tas de ferrailles » roulant tant bien que mal. Le pays n’étant également pas approvisionné en pièces automobiles, les véhicules ne peuvent être entretenus convenablement et sont bien souvent rafistolés avec des pièces toutes autres qu’automobiles, mettant ainsi à contribution toute l’inventivité des « garagistes » cubains.

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